Le gris à Berlin
forcément
le chaos plutôt que l'absence
J'entends sa voix partout. je ne fais pas de bruit et la laisse me caresser.
Je jette mes oreilles à mon cou
de nouveau le corps
se décompose
argile et chair
mariées puantes
je cours sur le sable de mes espoirs
mes complaintes me font dormir.
l'ange brun est parti, l'éraillement de sa voix ivre de joie
la raideur enfantine de ses cheveux
le feu dans ses yeux
une langue de brouillard
collée au creux du lit
une main glacée maintenant posée sur le rein.
(Berlin, Ete 2007)
jeudi 18 octobre 2007
mercredi 17 octobre 2007
samedi 13 octobre 2007
jeudi 11 octobre 2007
"après lui"/"after him" (juin-juillet 2007)
(Après lui, juin-juillet 2007)
Pour la place que mon corps ne prends pas
Serré dans ses bras
Pour le revêche de ses cheveux et
l'espiègle de ses yeux
Pour la puissance de ses bras et la fierté de son torse
Le creux entre nous
le lointain maintenant
Nos corps ne seront jamais
plus tout à fait
étrangers
Libellés :
Tableaux "Après lui" collection privée O.L
mercredi 10 octobre 2007
samedi 6 octobre 2007
vendredi 5 octobre 2007
(autophage) (2003)
je m’énuclée
tuer ses dieux
faire taire ses yeux
réduire au noir
et au silence
repos
je m’écervelle
sculpter le vide
l’assaut
quand tout est trop
vient
repos
je me démembre
juste acter en réel
son impuissance
celle du vivant
non repos
je m’écervelle
par la tonsure la
contrition
une morsure à l’attention
je me dévore
les chairs les os
s’en prendre
à l’âme
plus que le corps
seul à souffrir
Deaf dead
J’ai perdu mon oreille
Je l’ai mangée
Ne plus entendre les voix
Le souffle du voisin
Dans mon oreille n’existe plus
J’ai perdu mon oreille
En marchant je l’ai semée
J’ai couru, qu’elle ne me retrouve pas
Je ne veux plus savoir les autres
J’ai perdu mon oreille
Elle s’est abîmée de fatigue
L’usure était trop forte
Trop d’agressions ont eu raison
J’ai perdu mon oreille
Je ne peux plus parler
Dedans la boîte c’est le silence
La vie s’est tue devant mes yeux.
Je l’ai mangée
Ne plus entendre les voix
Le souffle du voisin
Dans mon oreille n’existe plus
J’ai perdu mon oreille
En marchant je l’ai semée
J’ai couru, qu’elle ne me retrouve pas
Je ne veux plus savoir les autres
J’ai perdu mon oreille
Elle s’est abîmée de fatigue
L’usure était trop forte
Trop d’agressions ont eu raison
J’ai perdu mon oreille
Je ne peux plus parler
Dedans la boîte c’est le silence
La vie s’est tue devant mes yeux.
jeudi 4 octobre 2007
A. J.

Ce n’est pas moi qui crie
"Ce n’est pas moi qui crie, c’est la terre qui gronde.
Attention, attention, le diable est devenu fou !
Blottis-toi au creux des sources,
colle-toi contre la vitre,
cache-toi derrière les feux des diamants,
sous des pierres, parmi des insectes,
oh, cache-toi dans le pain à peine sorti du four,
Ô toi, mon pauvre,
pénètre dans la terre avec l’averse fraîche
C’est en vain que tu plonges ta face en toi-même,
tu ne peux la laver que baignée en une autre.
Sois la mince nervure d’une herbe,
et tu seras plus grand que l’axe de ce monde.
Ô machines, oiseaux, frondaisons, étoiles,
notre mère stérile, en suppliant, réclame des enfants.
Ainsi, ô toi, mon pauvre,
que ce soit terrible ou bien merveilleux,
ce n’est pas moi qui crie, c’est la terre qui gronde."
Attila József
Hiver 1922
Ce n’est pas moi qui crie (1925)
Trad. Tristan Tzara.
mercredi 3 octobre 2007
"Nos heures"/"Our Hours" (Printemps 2007)

Ecrire pour ne pas dire se taire
pour brouiller la cacophonie des silences
le poids est aérien quand il surgit de l'encre
je ne dois plus me taire alors
je ne veux pas envoler
ou m'écraser au fond
au fond de la crevasse béante
entre mes pieds
lui_pas moi_ je ne dois rien
je recommence à prendre les armes
je fuis par la porte murée
le béton maintenant plus doux que sa peau
Les errances apaisées"/"Appeased wanderings" (Printemps 2007)
Golem (Printemps 2007)

je ne vois pas non plus
je dis je souris
je pars je plais je. plaie
plus de silence mes yeux sont crevés
plus de couleur mes tympans je les ai percés.
alors je ne donne plus rien
et je ne recçois qu'encore moins
j'y ai cru j'ai donné mon meilleur,
trois doigts, de l'amour et mes os
le vol, le son je ne vous plus non plus
je reprends le feu et je l'avale
non _ rien _ je ne vois rien
Recueils (Printemps 2007)
die Verrückheit des Bubes (Printemps 2007)
à force d'écriture (Printemps 2007)
Evidemment, peindre parce qu'on n'écrit pas, parce qu'on ne parle pas. Peindre ou la recherche d'un langage universel. Et pourtant abscond et isolé. Peindre pour ne pas rester isolé. Peindre pour se couper.
jeudi 16 août 2007
"Nem kialtok...!"/"Je ne crie pas...!"

Voulue comme un hommage au chef-d'oeuvre d Attila Jozsef, l´exposition "je ne crie pas"/"Nem kialtok...!" rassemble des oeuvres qui s'adressent à nos solitudes, à nos craintes, à nos entrailles et à nos Absents.
Deux expositions ont déjà été organisées autour du travail de Thibault Boutherin à Paris,"Territoire des Anges"en 2005 et "Logique des ombres" en 2006.
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