jeudi 18 octobre 2007

Le gris à Berlin
forcément
le chaos plutôt que l'absence
J'entends sa voix partout. je ne fais pas de bruit et la laisse me caresser.

Je jette mes oreilles à mon cou
de nouveau le corps
se décompose
argile et chair
mariées puantes
je cours sur le sable de mes espoirs
mes complaintes me font dormir.

l'ange brun est parti, l'éraillement de sa voix ivre de joie
la raideur enfantine de ses cheveux
le feu dans ses yeux

une langue de brouillard
collée au creux du lit
une main glacée maintenant posée sur le rein.

(Berlin, Ete 2007)

samedi 13 octobre 2007

après toi
tout
rien
pas moi.


et plus jamais
et plus rien
faire naître un espoir
il sourd et de ton crâne
ma main sur tes cheveux
et la terre renversée
rien n'a plus de sens.
je vais te mordre
jusqu'à l'absence

je vais arrêter de croire
te découper les yeux
et planter le papier sur ta tête

de la paume de ta main
poussière et forces
tu ne me dis plus que du silence

(HURT, printemps 2006)

jeudi 11 octobre 2007

"après lui"/"after him" (juin-juillet 2007)


(Après lui, juin-juillet 2007)

Pour la place que mon corps ne prends pas
Serré dans ses bras
Pour le revêche de ses cheveux et
l'espiègle de ses yeux
Pour la puissance de ses bras et la fierté de son torse
Le creux entre nous
le lointain maintenant
Nos corps ne seront jamais
plus tout à fait
étrangers

mercredi 10 octobre 2007

no choice


(leeeave me alone)

[no choice (#2)]

(do not be clean)

samedi 6 octobre 2007

Common loneliness (Octobre 2007)


Adversity is me.
I have to cut my roots and loose / in / an / other somewhere.

vendredi 5 octobre 2007

"Matin"/"Morning" (2006)


('ll be there anytime)

Exhibition 'Nem kialtok/Je ne crie pas...!'


SGG-nek
nem kialtok

Exhibition 'Nem kialtok/Je ne crie pas...!'

Exhibition 'Nem kialtok/Je ne crie pas...!'


www.karolyi.org.hu

"Son dos"/"His back" (Octobre 2007)


(did I ask too much?)

"Chute"/"Fall" (October 2007)


L'écriture est mon ennemie

(autophage) (2003)


je m’énuclée
tuer ses dieux
faire taire ses yeux
réduire au noir
et au silence

repos

je m’écervelle
sculpter le vide
l’assaut
quand tout est trop
vient

repos

je me démembre
juste acter en réel
son impuissance
celle du vivant

non repos
je m’écervelle
par la tonsure la
contrition
une morsure à l’attention

je me dévore
les chairs les os
s’en prendre
à l’âme
plus que le corps

seul à souffrir

Deaf dead

J’ai perdu mon oreille
Je l’ai mangée
Ne plus entendre les voix
Le souffle du voisin
Dans mon oreille n’existe plus

J’ai perdu mon oreille
En marchant je l’ai semée
J’ai couru, qu’elle ne me retrouve pas
Je ne veux plus savoir les autres

J’ai perdu mon oreille
Elle s’est abîmée de fatigue
L’usure était trop forte
Trop d’agressions ont eu raison

J’ai perdu mon oreille
Je ne peux plus parler
Dedans la boîte c’est le silence
La vie s’est tue devant mes yeux.

jeudi 4 octobre 2007

A. J.


Ce n’est pas moi qui crie

"Ce n’est pas moi qui crie, c’est la terre qui gronde.
Attention, attention, le diable est devenu fou !
Blottis-toi au creux des sources,
colle-toi contre la vitre,
cache-toi derrière les feux des diamants,
sous des pierres, parmi des insectes,
oh, cache-toi dans le pain à peine sorti du four,
Ô toi, mon pauvre,
pénètre dans la terre avec l’averse fraîche
C’est en vain que tu plonges ta face en toi-même,
tu ne peux la laver que baignée en une autre.
Sois la mince nervure d’une herbe,
et tu seras plus grand que l’axe de ce monde.

Ô machines, oiseaux, frondaisons, étoiles,
notre mère stérile, en suppliant, réclame des enfants.
Ainsi, ô toi, mon pauvre,
que ce soit terrible ou bien merveilleux,
ce n’est pas moi qui crie, c’est la terre qui gronde."

Attila József
Hiver 1922
Ce n’est pas moi qui crie (1925)
Trad. Tristan Tzara.

La putain lumineuse / La Vierge au matin (2004)


mercredi 3 octobre 2007

"Nos heures"/"Our Hours" (Printemps 2007)


Ecrire pour ne pas dire se taire
pour brouiller la cacophonie des silences
le poids est aérien quand il surgit de l'encre

je ne dois plus me taire alors
je ne veux pas envoler
ou m'écraser au fond

au fond de la crevasse béante
entre mes pieds

lui_pas moi_ je ne dois rien
je recommence à prendre les armes
je fuis par la porte murée

le béton maintenant plus doux que sa peau

Les errances apaisées"/"Appeased wanderings" (Printemps 2007)


je ne suis pas là
je me tais
je ne fais pas de bruit

Je rampe à terre je
suis né et je mange le silence

je ferme les yeux pour
regarder le noir
je dois ne pas souffler

soupir. alors ailleurs
parce qu'ici je ne suis pas
je suis parti j'ai déserté
j'ai reculé dedans mon ombre

il n'est pas là.

Golem (Printemps 2007)


je ne vois pas non plus
je dis je souris
je pars je plais je. plaie

plus de silence mes yeux sont crevés
plus de couleur mes tympans je les ai percés.

alors je ne donne plus rien
et je ne recçois qu'encore moins

j'y ai cru j'ai donné mon meilleur,
trois doigts, de l'amour et mes os

le vol, le son je ne vous plus non plus
je reprends le feu et je l'avale
non _ rien _ je ne vois rien

Venise #2 (Automne 2006)

Recueils (Printemps 2007)


Pages and ages written and painted for nothing. All go back to ashes.
Try to have them remember. They will not forget the scars.

die Verrückheit des Bubes (Printemps 2007)


The usual tribute, and if it was no one, but just a shriek? As everything is torn and not pure, the only way to describe what is inside is to get undressed. 'Der Rainerbub' is not lying. And I am trying to be true, too. Crude.

à force d'écriture (Printemps 2007)


Evidemment, peindre parce qu'on n'écrit pas, parce qu'on ne parle pas. Peindre ou la recherche d'un langage universel. Et pourtant abscond et isolé. Peindre pour ne pas rester isolé. Peindre pour se couper.

jeudi 16 août 2007

"Nem kialtok...!"/"Je ne crie pas...!"


Voulue comme un hommage au chef-d'oeuvre d Attila Jozsef, l´exposition "je ne crie pas"/"Nem kialtok...!" rassemble des oeuvres qui s'adressent à nos solitudes, à nos craintes, à nos entrailles et à nos Absents.

Deux expositions ont déjà été organisées autour du travail de Thibault Boutherin à Paris,"Territoire des Anges"en 2005 et "Logique des ombres" en 2006.