jeudi 18 octobre 2007

Le gris à Berlin
forcément
le chaos plutôt que l'absence
J'entends sa voix partout. je ne fais pas de bruit et la laisse me caresser.

Je jette mes oreilles à mon cou
de nouveau le corps
se décompose
argile et chair
mariées puantes
je cours sur le sable de mes espoirs
mes complaintes me font dormir.

l'ange brun est parti, l'éraillement de sa voix ivre de joie
la raideur enfantine de ses cheveux
le feu dans ses yeux

une langue de brouillard
collée au creux du lit
une main glacée maintenant posée sur le rein.

(Berlin, Ete 2007)

1 commentaire:

Anonyme a dit…

"Art is a guaranty of sanity", enfin, il paraît...